Jean-Marie Harribey » Blog Archive » De quoi l’argent est-il le nom ?
Au stade ou nous en sommes, chaque banque privée à mis en place ses outils propres, point de complot, mais plutôt un manque de vision global un manque de recul chacun mettant toujours beaucoup plus d’investissement à défendre et enrichir son « pré carré » que dans la compréhension de l’évolution des mécanismes sociétaux à vaste échelle.
Excellent échange de commentaires sur la question controversée du pouvoir de création de la monnaie par les banques.
Jean-Marie Harribey » Blog Archive » De quoi l’argent est-il le nom ?
Glob dit :
le 10 janvier, 2010 à 11:45Bonjour,
Je n’ai pas lu le bouquin, et ne le lirai pas, ayant comme d’autres participé à son élaboration, pour la plus grande gloire du maestro, et l’épanouissement de son portefeuille. Bref passons…
Le débat sur la création monétaire se ramène à la question suivante :
La monnaie de banque privée permet-elle, à l’instar de la monnaie centrale, de solder juridiquement un paiement ?
La réponse est “non”, les monnaies commerciales ne sont donc pas des monnaies puisqu’elle ne possèdent pas cette caractéristique indispensable à la définition d’une monnaie.
Si l’on répond “oui” alors le pouvoir de création monétaire des banquiers et scandaleux et on a là un bel angle d’attaque politique, qui passe par une légère désinformation des masses, mais qu’importe puisque c’est pour les protéger et faire leur bonheur en fin de compte…
Mais si l’on considère que l’outil, disons SWIFT-comptes centraux, permet de déplacer réellement de la monnaie alors se pose la question politique grave (à laquelle même Jorion n’a pas encore pensé !) pourquoi les agents économiques n’ont pas le droit, eux, de voir leurs comptes crédités en monnaie réelle ?
Je vous suggère cet angle d’ATTAC qui constitue un véritable projet sociétal et un rapport très différent et assaini, car sans inermédiation bancaire inutile, des agents économiques avec la monnaie.
Je vous livre aussi un petit “historique” de ce qui selon moi à amené à la situation actuelle…
“L’inter-médiation imposée des banques privées dans la manipulation de la monnaie correspond à la survivance d’un système anté-électronique aussi inutile qu’injuste.
Je n’ai pas besoin d’une banque privée pour régler mes achats et gérer mon argent si la technologie du 21ième siècle me permet de le faire par moi même dirrectement.
Je suis partisan d’un système basé sur une monnaie 100% centrale où les comptes des non-IFM contiennent une monnaie électronique et non une trace de la dette d’une banque privée envers le titulaire du compte. Surtout si l’on considère que le client obtient cette reconnaissance de dette en échange d’une valeur monétaire réelle qu’il a transmise à sa banque privée.
A ce niveau il y à bien une captation des richesses produites, par le système bancaire privé qui ne se prive pas de le faire fructifier à son profit.
A quoi servent les banquiers « teneurs de comptes » aujourd’hui ?
Lorsque l’or était entreposé, en quantité, protégé, et des billets de banques émis comme substituts, le dépôt bancaire avait un sens et le banquier une utilité.
Quelle est la situation actuelle ?
La banque qui contient « l’or », vraie monnaie, c’est la banque centrale, sur ses comptes (dans ses livres), cet or est électronique, son déplacement d’un compte à un autre entre deux titulaires est un paiement immédiat et définitif.
Les banques privées manipulent cette monnaie électronique à partir de leurs comptes centraux, elle manipulent aussi les comptes électroniques de leurs clients sur lesquels elles écrivent le montant de leurs dettes. Ces écritures mesurent et attestent de le la solvabilité des clients. Elles ressemblent, par ces propriétés, aux anciens billets de banque privée, mais n’en sont pas puisque pour chaque transaction un paiement interbancaire est réalisé.
C’est comme si à chaque utilisation d’un billet les acteurs économiques se rendaient à leurs banques qui in fine payait et recevait le paiement en monnaie or.C’est bien là où le système me semble abusif, les billets de banque furent inventés pour palier aux désavantages des monnaies pleines (poids, risques).
Puis tout récemment, la monnaie est devenue électronique sans que le monde ne s’en rende vraiment compte ni ne comprenne comment.Informatisation de l’information, mise en réseau, interconnexion des réseaux.
L’informatisation de la monnaie à cherché à reproduire l’existant, et s’est développée relativement aux nouveaux moyens techniques, l’étalon or fut abandonné alors qu’un nouveau support monétaire, plein, apparaissait; l’or électronique.
Plutôt que d’utiliser la monnaie électronique dans le sens de la simplicité du paiement que permettait l’or, à savoir la transaction par transmission directe des valeurs monétaires possédées, les banquiers sont restés aux commandes et ont reproduit électroniquement le système de comptes et d’intermédiaires, basé sur la monnaie vraie (monnaie sur compte central), et l’émission de « billets » relatifs aux stocks de valeurs qu’ils doivent à leurs clients; les moyens de paiements.
Cette intermédiation devenue totalement inutile, et dangereuse puis qu’elle favorise l’hyper-concentration des richesses et une anticipation spéculative insoutenable sur les richesses à créer (véritable machine à piller les produits de l’économie jusqu’à l’effondrement), laissera certainement place à un système beaucoup plus direct entre les individus et leurs richesses, supporté par l’informatique et utilisé à travers les réseaux. La révolution internet, là comme ailleurs…
En vertu du droit à disposer de ses propres richesses il est nécessaire que les comptes en banques privées des agents économiques contiennent de la monnaie électronique vraie (monnaie centrale) non utilisable par un tiers sans le consentement de son propriétaire et qu’il puisse, lui, la manipuler, et solder directement ses échanges, sans l’intermédiation et le consentement de son banquier !
Avec un tel système, enfin permis par la technologie, un paiement par carte de crédit par exemple serait immédiat; débit du compte de l’acheteur, crédit du compte du vendeur, point.
Fin du système complexe de compensation interbancaire totalement inutile pour les agents économiques mais qui permet aux banques privées de posséder, même temporairement, toute la valeur monétaire utilisée par l’économie et de la jouer au casino.On mettrait ainsi un terme à la confusion entre l’argent des banques et l’argent des agents économiques, pour faire crédit les banques seraient contrainte de déplacer immédiatement de la monnaie depuis leurs comptes vers ceux de leurs emprunteurs. L’argent du crédit serait soit possédé par la banque, soit emprunté à des agents économiques ou aux banques centrales. évidement pas de destruction monétaire lors du remboursement. Tous les comptes (IFM et non IFM) seraient gérés en banques centrales (à travers un système privé, service qui pourrait être proposé par les banques privées…). Les agents économiques pourraient décider eux même du type de risque, du « pour quoi faire », et « à qui » ils souhaitent prêter leur épargne. Les banques centrales auraient alors un vrai pouvoir de régulation par les taux directeurs, inutile de préciser que les réserves obligatoires n’auraient plus lieu d’exister…
Puisque les systèmes informatiques le permettent exigeons que les agents économiques puissent désormais gérer eux-même leur monnaie électronique.
Réclamons ce droit fondamental de disposer directement de sa propre monnaie et non à travers un réseau bancaire intermédiaire et sa pseudo monnaie qui est un héritage archaïque d’un système rendu obsolète par l’avènement des nouveaux moyens de gestion de l’information.
SWIFT POUR TOUS, nous ne sommes plus des enfants, rendez-nous notre argent !”
Lionel Naccache #franceculture
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Lionel Naccache Perdons-nous connaissance ? : de la mythologie à la neurologie Odile Jacob - 2010 |
« Perdons-nous connaissance ? », c’est-à-dire perdons-nous le sens de ce qu’est la connaissance alors que nous nous autoproclamons « société de la connaissance » ?
Article: L’éloquence du président Lula en faveur d’un Brésil et d’une société plus libres - Framablog
L’éloquence du président Lula en faveur d’un Brésil et d’une société plus libres - Framablog
http://www.framablog.org/index.php/post/2010/01/25/lula-bresil-discours-logiciels-libres
Je veux saluer les invités étrangers. Je veux saluer ce petit enfant qui est là-bas sur des genoux et qui doit se demander ce que nous faisons là et pourquoi ses parents l’ont amené ici. Un jour, il le saura…
(via Instapaper)
Le guide des égarés. » Crise de la lecture ou de la littératie ?… la crise de la culture permanente
Crise de la culture, crise de l’éducation, crise de la litteracy, crise financière, crise de la représentation de l’hommme; voila un petit extrait de Walter Benjamin dans lequel la vérité de ces crises est son propre signe:
« Il existe un tableau de Klee qui s’intitule « Angelus Novus ». On y voit un ange qui a l’air de s’éloigner de quelque chose qu’il fixe du regard. Ses yeux sont écarquillés, sa bouche ouverte, ses ailes déployées. C’est à cela que doit ressembler l’Ange de l’Histoire. Son visage est tourné vers le passé. Là où nous apparaît une chaîne d’événements, il ne voit, lui, qu’une seule et unique catastrophe, qui sans cesse amoncelle ruines sur ruines et les précipite à ses pieds. Il voudrait bien s’attarder, réveiller les morts et rassembler ce qui a été démembré. Mais du paradis souffle une tempête qui s’est prise dans ses ailes, si violemment que l’ange ne peut plus les refermer. Cette tempête le pousse irrésistiblement vers l’avenir auquel il tourne le dos, tandis que le monceau de ruines devant lui s’élève jusqu’au ciel. Cette tempête est ce que nous appelons le progrès. »
“Philosophie” sur le langage - ARTE
Quoi de plus banal que le langage ? Il est notre milieu, autant que l’air que nous respirons. Et pourtant, le linguiste qui décompose une phrase ouvre un abîme de complexités. La simplicité du langage n’a en effet d’égale que son infinité. Le langage ne s’arrête pas au son. Muet, l’homme trouve toujours le moyen de se dire à l’autre, par ses gestes et son visage, tant le langage ne peut être séparé de lui…
Tara Oceans - Les aventures de Hubert le protiste
Hubert n’est pas bien gros, ce qui le rend plus pratique à ranger dans une pipette qu’une baleine avec ses 0,2 millimètres. Sur la photo c’est bien sa couleur naturelle : il n’en a pas. Les magnifiques reflets dorés, qui lui donnent son look de bijou datant de l’inquisition espagnole avec sa forme en croix, viennent de sa compagne de toujours : une algue répondant au doux nom de Zooxanthelle. C’est à la fois un amour de jeunesse et un concubinage d’intérêt entre Hubert et sa Zooxanthelle. Hubert l’a connu dès sa plus tendre enfance, à peine généré dans l’eau par les gamètes de ses parents et il a choisi tout de suite de vivre avec elle, car chacun y retrouve son compte… On appelle ça la symbiose.Hubert n’a pas besoin d’aller faire les courses, c’est Zooxanthelle qui s’en occupe : Elle pompe du CO2 dans l’eau et utilise l’énergie de la lumière pour en faire de la matière organique qui va être utilisée par Hubert pour se nourrir.
En échange Hubert construit une maison avec son exosquelette, qui fournit à Zooxanthelle asile et protection contre les prédateurs éventuels tout en lui apportant les conditions favorables à son développement.
Clinton transforme Internet en champ de bataille idéologique | Rue89
Internet sera-t-il le terrain d’affrontement mondial du XXIe siècle ? Après la Guerre froide qui se mesurait en terme d’ogives nucléaires capables d’annihiler l’ennemi, après la croisade éphémère de l’administration Bush qui rêvait d’imposer la démocratie par les chars et les armes, la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a présenté jeudi Internet comme la nouvelle frontière de la liberté pour le monde.
la BCE prévoit un scénario de rupture avec l’euro
En hommage à Michel Freitag… | Revue du Mauss permanente
Géant, Michel Freitag l’était physiquement, intellectuellement, moralement. Taillé dans le fût d’un chêne de son Jura natal, il nourrissait un projet critique immense. Il est tombé, comme un arbre tombe dans la forêt qu’il aimait tant, abattu dans l’instant. Je me suis toujours émerveillé de ses mains, paluches immenses qui surent bûcher et construire. Être de paradoxes, il enchaînait les certitudes, mais tout son discours était inquiété en profondeur par les ravages du libéralisme.
What Happened to the Hominids Who May Have Been Smarter Than Us? | Human Origins | DISCOVER Magazine
These Afrikaner farmers, to their lasting credit, had the presence of mind to notice that there was something distinctly odd about the bones. They brought the find to Frederick W. FitzSimons, director of the Port Elizabeth Museum, in a small town at the tip of South Africa. The scientific community of South Africa was small, and before long the skull came to the attention of S. H. Haughton, one of the country’s few formally trained paleontologists. He reported his findings at a 1915 meeting of the Royal Society of South Africa. “The cranial capacity must have been very large,” he said, and “calculation by the method of Broca gives a minimum figure of 1,832 cc [cubic centimeters].” The Boskop skull, it would seem, housed a brain perhaps 25 percent or more larger than our own.